La dernière fois que j’ai « célébré » la Saint-Valentin, ça devait être en sixième année primaire… On chantait la chanson « Les P’tits Cœurs » de Manuel Brault, et on s’échangeait des cartes de valentins et de valentines ainsi que des chocolats et des bonbons en forme de cœur.
Anka, une copine allemande, a plutôt proposé que nous célébrions cet journée commerciale en faisant un pot-luck international, accompagné d’un petit échange de cadeaux (à la pige) pour souligner nos nouvelles amitiés. Pourquoi pas… Ainsi, le 15 février a été désigné à la convenance de tous puisque certaines personnes étaient absentes le 14. Surtout que le copain de Martina serait en visite cette fin de semaine là, alors qu'il travaille désormais à Brighton pour les 5 prochains mois, avant de ne rentrer à Milan avec notre amie en juin.
C’est ainsi qu’une trentaine de personnes se sont présentées dans le corridor d’Anka avec des plats cuisinés selon leurs coutumes respectives. Il y avait des plats principaux et une foule de desserts, et tout avait l’air absolument délicieux sauf pour les « no-bake cookies » de Max qui ressemblaient à du caca mais qui, je dois l’admettre, étaient vraiment irrésistibles une fois qu’on osait les goûter.
J’aurais pu faire du pâté-chinois ou tenter ma chance à faire de la poutine, mais il me manquait la fameuse sauce brune et pour le pâté-chinois, et bien je n’en avais tout simplement pas envie. De plus, plusieurs personnes étaient végétariennes dans notre groupe, alors j’ai décidé de faire une recette thaïlandaise végétarienne impossible à rater, qui fut, à mon grand bonheur, un grand succès.
Les gens étaient un peu timides au début, n’osant pas trop se servir comme des cochons, mais à mesure que d’autres personnes se sont jointes au groupe, les plats ont commencé à se vider. On peut dire que c’était un réel succès, et tous semblaient repus à la fin de la soirée.
L’échange de cadeau était bien comique, surtout quand Matthias a offert une boîte de biscuits pepparkakor à TJ. C’est que, lors de notre première sortie au Flamman en début de session, TJ attendait l’autobus en mangeant ces fameux biscuits comme si c’était un sac de chips (sauf que ces biscuits-là étaient en forme de cœur). Il se plaignait d’être affamé et de n’avoir rien trouvé d’autre à manger dans ses armoires. Il était tellement drôle en train de manger ses cœurs au gingembre, nous parlant en roulant ses « r »!
TJ, c'est tout un phénomène. Son vrai prénom: Tautvydas Jeronimas. Ce n'est pas facile à prononcer, et c'est pourquoi nous le surnommons tous TJ... Il est originaire de Lithuanie, et s'il ne parlait pas beaucoup l'anglais en arrivant en Suède, il s'est énormément amélioré depuis. Reste que parfois, son anglais fait en sorte qu'il se fait mal comprendre ou que, à l'inverse, il nous comprend mal, ce qui résulte en de très drôles de malentendus. De plus, c'est le plus drôle compteur d'histoires « random » que je n'ai jamais rencontré (voir le dernier paragraphe pour un échantillon), souvent drôle à son propre insu!
Par exemple, un soir alors que nous étions en train de discuter après un souper de groupe, nous avons commencé à parler de choses complètement inusitées, se racontant une foule d'anecdotes imbéciles mais plutôt comiques, entre autres sur la différence entre les hommes et les femmes dans nos pays respectifs. Un des sujet de conversation était le fait que lorsqu'ils sont vraiment très saouls, les hommes méprennent n'importe quel objet pour une toilette. Peu importe où ils se trouvent, s'ils ressentent le besoin de faire pipi, et bien ils n'ont qu'à visualiser une toilette pour que cette dernière se « matérialise » et qu'ils se laissent aller (qu'il y ait vraiment une toilette ou non). Par exemple, un gars présent ce soir-là nous a raconté que son colocataire dans son pays avait pissé sur une chaise du salon en s'imaginant être dans la salle de bain, et pour ma part, en Australie, j'avais vu un mec ouvrir la porte du garde-robe de notre chambre d'auberge pour se soulager d'une soirée trop arrosée...
Le prochain sujet? Le lait maternel. Qui, parmi les gars présents ce soir-là, serait assez brave pour boire (ou goûter) le lait maternel de sa blonde lorsqu’ils auraient leur premier enfant? (voyons donc…) Pas un mec n’était prêt à tenter sa chance. C’est alors que TJ nous a confié que lorsqu’il était jeune, sa mère, qui allaitait toujours son petit frère, avait un surplus de lait et qu’elle s’était servie de son lait maternel pour faire des pancakes. Vous auriez du voir la tête des gens autour de la table. Tout le monde est d’abord devenu silencieux, seulement pour se mettre à hurler de rire quelques secondes après! C’était tellement drôle! Le pauvre TJ ne comprenait pas trop ce qui nous faisait tant marrer, et comme défense, il a ajouter qu’il n’aurait jamais pu goûter la différence entre ça et du lait de vache. Nous l'avons tellement taquiné par après (sans méchanceté, bien sûr), et depuis, cette histoire a énormément circulé dans nos différents cercles d’amis, même que c’est presque rendu une légende urbaine à Ryd. J’imagine qu’il fallait être là pour comprendre. C’est comme essayer d’expliquer une blague à quelqu’un qui n’a pas compris et qu’après ça, le punch n’est plus drôle… hihi! Mais je vous assure que c’était très drôle. Breast milk pancakes. Aaaaaah, ça me fait rire à chaque fois! Merci TJ! :-)
Ça donne le goût de retourner aux études...
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